Sophie Vaysse (Paris FC – D1 Féminine), du Sud-Ouest au Paris FC. Interview

Sophie Vaysse, native du Sud Ouest et actuellement joueuse du Paris FC (anciennement FCF Juvisy Essonne) (D1 Féminine), nous raconte son parcours et ses ambitions dans son double projet football et professionnel. Interview.

 

 

Qui es-tu Sophie Vaysse ?

Je m’appelle donc Sophie Vaysse, j’ai 24 ans et je suis au football en étant milieu de terrain au Paris FC.

Raconte-nous ta jeunesse footballistique dans le Lot où tu débutes en club au FC Puy L’Evêque Prayssac ?

J’ai commencé à l’âge de 5 ans au PPFC (Prayssac Puy l’Evêque Football Club). J’y ai joué pendant 10 ans en mixité (PPFC est passé Ecole de foot de la basse vallée du Lot). A 15 ans, lorsque la mixité n’est plus possible j’ai dû quitter le club. Ce club familial avec de belles valeurs m’a tout appris. C’était également le club où mon papa a joué toute sa carrière. Mon frère jumeau y a également joué. C’était un bonheur de jouer avec lui, on se comprenait les yeux fermés ! Je dois tout à mes coéquipiers et mes différents coachs (dont Jérôme Bozoul) qui m’ont mis dans les meilleures conditions car ce n’est pas simple d’être la seule fille de l’équipe.

Tu intègres par la suite l’un des « grands » clubs de la région, l’ASPTT Albi. Comment se passe ton intégration et ces trois saisons ?

Quitter la mixité pour jouer seulement avec des filles a été compliqué. Le jeu change énormément entre les deux. Ma coach de l’époque, Stéphanie Caraven, m’a beaucoup appris. J’ai pu évoluer avec des joueuses d’expériences qui m’ont également beaucoup apporté. J’ai été en famille d’accueil durant 3 ans, au départ c’était dur de trouver mes marques mais au fur et à mesure j’ai su m’organiser entre le foot, la famille d’accueil et le pôle espoir. Alexandra Saint-Jours (gardienne de but de l’ASPTT Albi)  m’a aidé à m’organiser et m’a pris sous son aile. C’était une première expérience footballistique très enrichissant avec des saisons passionnantes. Jouer le haut de tableau de la D2 Féminine à 15 ans était quelque chose d’incroyable !

Pourquoi pars-tu ensuite chez « le rival », le Rodez Aveyron Football?

J’arrivais à un moment de ma vie où je venais d’avoir mon Bac, où je quittais le pôle espoir de Blagnac et nous venions de louper la montée de peu avec l’ASPTT Albi… C’était pour moi le bon moment de partir afin de franchir une nouvelle étape. Pourquoi le Rodez Aveyron Football ? Tout d’abord, c’est un club qui évoluait en première division et ensuite parce que mon frère y jouait. Je suivais au travers de mon frère les résultats du club (filles et garçons). Mon frère me parlait de ce club avec beaucoup de respect. C’est ça que j’aime dans le football. La culture du football qu’inculque le RAF sur et en dehors du terrain est remarquable. Durant mes trois années passées au RAF j’ai franchis des étapes. J’ai également évolué avec des joueuses d’expériences. J’ai véritablement apprécié ce club (joueuses, joueurs, staff, dirigeants, bénévoles, supporteurs). En parallèle, j’ai pu passer ma licence en management du sport à l’université JF Champollion à Rodez. C’est essentiel pour moi d’assurer mon après-carrière. J’ai pu le réaliser car ma famille a toujours été là pour moi dans tous ces moments de changement. Ils ont fait énormément de sacrifice, j’en serai toujours reconnaissante.

Après 3 ans, tu choisis de quitter la région pour la région parisienne. Pourquoi ce choix et avais-tu plusieurs propositions ?

Il faut savoir que le FCF Juvisy Essonne m’avait contacté durant ma deuxième année à Rodez mais je ne me sentais pas prête à quitter le club pour plusieurs raisons. Pour moi à la fin de ma première année de D1 Féminine à Rodez, je n’étais pas prête à aller dans un club comme le FCF Juvisy Essonne. J’avais encore des étapes footballistiques et universitaires à valider à Rodez avant de me lancer dans un nouveau projet. Les dirigeants de Juvisy ont très bien compris ma réflexion et m’ont promis de me rappeler à la fin de mon cursus universitaire. Les deux ans de plus avec le RAF m’ont permis d’acquérir d’avantage d’expérience et de temps de jeu. A la fin des trois années passées, j’étais prête pour un nouveau projet, venant de valider ma licence STAPS, je voulais m’orienter vers un Master sauf qu’à Rodez ce n’est pas possible, il fallait aller à Toulouse. Je voulais m’investir dans un club où je pouvais réaliser mes deux projets (le foot et le Master). Durant le mois de janvier lors de ma dernière saison avec le RAF, le FCF Juvisy m’a de nouveau contacté comme promis et je ne pouvais pas refuser.

Pas trop dur la vie en région parisienne ?

Sans mentir, le changement a été très dur ! Loin de mes proches et des repères de ma région. Je pense que les personnes qui ont vécu ce changement diront la même chose. À ce moment-là, je pense à mes deux coéquipières Mathilde Bourdieu et Camille Pecherman qui viennent également du Sud-Ouest. On en parle souvent entre nous.

Le FCF Juvisy est un grand club Féminin Français mais il reste un club familial et agréable. Tu confirmes ?

J’aime ce foot avec des valeurs. Je n’ai pas choisi le FCF Juvisy par hasard. Ce club emblématique du football féminin a un palmarès et une histoire importante. De grandes joueuses y jouent et y ont joué. Je retrouve dans ce club une ADN similaire à Albi et à Rodez, avec des personnes chaleureuses, des bénévoles toujours présents, des président (es) toujours disponibles. Le FCF Juvisy transmet de générations en générations des valeurs footballistiques et humaines magnifiques. J’ai été fière de jouer sous le nom du FCF Juvisy Essonne (maintenant Paris FC).

Que fais-tu en dehors du foot ?

A partir du 3 septembre 2018, je serai coordinatrice adjointe du service des sports de la ville de Morsang-sur-Orge (Essonne). En octobre j’ai la soutenance de mon master 2 (Politiques publiques et stratégies des organisations sportives). Dans le service, on s’occupe de la mise en œuvre de la politique sportive de la commune, les équipements sportifs, les associations sportives, l’éducation par le sport…

Tu as peu joué tes premières saisons mais l’an dernier tu as plus joué avec l’équipe A. Comment l’expliques-tu ?

Le temps d’adaptation a été relativement long. J’avais des lacunes physiques à combler. Au départ je n’étais pas bien dans ma tête donc je ne pouvais pas être bien dans les jambes. Le temps de m’acclimater à mon nouvel environnement (football et scolaire), ensuite tout se fait naturellement.

Quelles sont tes ambitions pour la saison 2018-2019 ?

L’objectif collectif du club est le podium. Personnellement accumuler du temps de jeu.

Quel est ton avenir dans le football ?

Je prends saison après saison, on verra de quoi l’avenir est fait.

Le FCF Juvisy est devenu le Paris FC. Qu’est-ce que cela change pour vous les joueuses et pour le club ?

La professionnalisation de l’équipe féminine et la construction du centre d’entrainement va favoriser des conditions d’entrainement optimales.

Elle est comment en vrai la star du club, Gaétane Thiney ?

Elle est bienveillante et très marrante. Je respecte son amour pour ce club.

Tu as joué en équipe de France U17 et U19 et même en équipe de France B. De belles aventures ?

C’est toujours un plaisir de porter le maillot bleu. Jouer des grandes compétitions et représenter son pays, c’est quelque chose d’incroyable. C’est également une fierté pour ma famille.

Tu rêves encore de l’Equipe de France A ?

Chaque chose en son temps. Le plus important c’est d’être performante et de prendre plaisir dans son club.

Que penses-tu de la Ligue 1 ?

Je regarde beaucoup la Ligue 1. Je trouve que le championnat devient de plus en plus attractif.

Quel est ton plus grand souvenir de foot ?

J’ai vécu beaucoup de moments importants dans les différents clubs et les différentes sélections. Mais le plus beau restera les Universiades à Gwangju (Corée du Sud) en 2015. Cette première place et ce « village olympique » ont été mémorables. Ce souvenir restera gravé pour toujours.

 

 

Pour définitivement bien te connaitre, « l’interview en un mot » : Résultat de recherche d'images pour "Sophie Vaysse"

Ton sportif : Zizou        
Ton film culte : Florence Foresti – Mother Fucker
Ta chanteuse : Céline Dion
Ton chanteur : Grégoire
Ton appli mobile : Waze (depuis que je vis en région parisienne) et Instragram
Ta série TV : Plus belle la vie
Ton plat : Les plats de mes parents et grands parents
Ton accessoire : Mon sèche-cheveux
Ton animal : Un chien

Dans ton dressing : Les maillots de foot de mon frère
Ta couleur fétiche : Violet
Foot manager ou FIFA : Un livre

 

 

 

 

 

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