Marianne Mako, une femme de foot qui mérite le plus grand respect

 

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Marianne Mako, ex-journaliste de Téléfoot, est décédée à seulement 54 ans. Considérée comme une pionnière dans le journalisme sportif, permettant aux femmes exister enfin dans le monde du football. Elle a donc joué un rôle crucial dans la féminisation du journalisme sportif.
La journaliste Marianne Mako débarque sur le petit écran en 1987 en intégrant l’émission Téléfoot sur TF1. Elle y restera 10 ans, de 1987 à 1997. En ce début Octobre 2018, elle vient donc de partir, emportée par la maladie. Marianne était un exemple pour toutes les jeunes femmes qui exercent aujourd’hui sur les pelouses et les plateaux de télé dans le domaine du football et du sport en général.

Elle restera à jamais la première femme à avoir parlé de foot à la télé. Elle s’est éteinte à 54 ans à Paris, dans une clinique de soins palliatifs du XVe arrondissement, après deux ans de lutte contre un cancer.

 

Mariane , à jamais la première…

Son visage souriant et professionnel a enthousiasmé les téléspectateurs de Téléfoot durant de nombreuses années. Devenue célèbre pour sa rubrique « Crampons aiguilles », elle a pourtant dû s’accrocher pour s’imposer dans un monde (trop) masculin, subissant la méchanceté et la stupidité humaine, la raillerie de ses confrères et surtout le sexisme accompagné des propos misogynes au quotidien.
Heureusement, cette brune drôle et pétillante, a tout de même reçu la confiance de certains confrères dont Didier Roustan, alors rédacteur en chef de l’émission, lui permettant d’intégrer l’émission. Formée à l’IUT de Bordeaux, la jeune journaliste fait son nid au fil des années et des émissions TV. Elle était appréciée des joueurs et des dirigeants du foot français par son professionnalisme irréprochable.
Mariane Mako avait d’abord fait ses classes dans plusieurs médias tels que Sud Ouest, RMC, France Football ou Libération. Didier Roustan expliquait : « Je la sentais passionnée. Je lui ai appris ce métier. J’avais un devoir de responsabilité envers elle. Ce n’était pas bien vu par certains qu’une femme parle football. Elle n’a pas été épargné. Pourtant elle était toujours agréable, positive, gentille. Jamais à critiquer les confrères. Elle n’était pas arriviste ».
Elle quitta Téléfoot en 1997, licenciée à la suite d’une restructuration du service des sports. Elle commenta ensuite quelques matchs de foot à la radio, travailla pendant la Coupe du Monde 1998 pour Paris Match et été rédactrice en chef du magazine Bleu-Blanc-Foot.
Puis elle se convertit dans la communication, organisant entre autres des séminaires pour des entreprises et publiant même quelques livres.
Depuis deux ans, elle luttait contre un cancer, ce qui l’avait empêché de participer aux 40 ans de Téléfoot malgré l’invitation de Christian Jeanpierre.
Elle a permis d’ouvrir la voie à ses consœurs d’aujourd’hui, Estelle Denis, Nathalie Ianetta, Carine Galli, Charlotte Namura, Anne-Laure Bonnet, Margot Dumont, Candice Rolland et bien d’autres qui continuent pourtant d’être maltraitée par certains et de ne pas avoir complètement la place qu’elles méritent. Peu de femmes commentent les matchs en direct, se contentant souvent du second rôle, et même si certaines ont maintenant « leur émission ».

« Je pense beaucoup à elle, elle a été très sous-estimée. C’est comme si elle avait souffert pour nous toutes. Mes collègues ont respecté le fait que je sois journaliste avant d’être femme. Et ils l’ont fait aussi parce qu’il y avait eu Marianne » raconte Nathalie Iannetta. 

« Des choses ont changé mais beaucoup restent terriblement d’actualité. Une erreur nous ramène toujours à notre statut de femme, de potiche, de dingue, de pistonnée qui s’est tapé X ou Y… » explique Carine Galli.

« À la radio, j’entendais un résumé de match de Marianne. Ça me paraissait tellement naturel, alors que ça ne l’était pas il y a 30 ans. Si ça l’est aujourd’hui, c’est grâce à elle » témoigne Anne-Laure Bonnet.

En dix ans, Marianne Mako va résister par passion pour son métier et pour le football. Saison après saison, cette femme de caractère assume le rôle de « pionnière de la féminisation » inconsciemment et sans se rendre compte de l’importance qu’elle a eu de ne rien lâcher pour aller au bout son rêve afin de permettre aux nouvelles générations féminines de s’exprimer pleinement !
Un rêve qu’elle n’aura tout de même pas pu réaliser pleinement et en tout sérénité. Marianne Mako déclara encore récemment que « la blessure était encore trop profonde ».
Ce qui est sûr aujourd’hui, n’en déplaise à certains, les femmes ont toute la légitimité pour parler de football. Certaines étant même bien meilleurs dans leur élocution et leur expertise que certains Messieurs ! Respectons-les comme il se doit, le combat étant encore loin d’être fini. 

A quand une femme commentatrice vedette d’un match de Ligue 1 ou de l’équipe de France ?

 

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