Bruno Irles (Monaco) rêve de devenir entraîneur : « Je suis désormais armé au mieux pour ma carrière d’entraîneur ». Interview.

 

Bruno Irles, ancien joueur professionnel de l’AS Monaco, rêve de devenir entraîneur. Après avoir arrêter sa carrière de joueur à moins de 30 ans à causes de blessures, après avoir débuter sa carrière de consultant et d’entraîneur chez les jeunes, il est maintenant prêt pour le haut niveau. Interview.

 

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Qui es-tu Bruno Irles ? 

Je m’appelle donc Bruno Irles, j’ai 42 ans, je suis ancien joueur de football professionnel, aujourd’hui devenu entraîneur de football professionnel.

Tu débutes en club dans la Loire à l’ACL Mably puis à l’AS Roanne. Raconte-nous tes souvenirs ?

Mes débuts dans le milieu amateur ont bien eu lieu avec l’ACL Mably, un club familial dans lequel je retourne régulièrement. Ensuite, j’ai joué à l’AS Roanne, un club qui m’a permis d’évoluer à un meilleur niveau (Ligue).

Pourquoi avoir choisi d’intégrer le centre de formation de l’AS Monaco alors que tu avais plusieurs possibilités ?

L’ASM et Pierre Tournier sont les seuls à m’avoir proposé de poursuivre mes études scientifiques (j’entrais en terminale scientifique) en parallèle des entraînements avec le centre de formation. Cela était important !

Tu as fait toute ta carrière à l’AS Monaco. Pas envie d’aller voir ailleurs ?

J’ai failli partir à Rennes en 1998, puis je suis finalement resté à l’ASM. J’ai finalement prolongé et obtenu un 2ème titre de champion de France ! J’ai terminé ma carrière tôt, ce qui explique aussi que je n’ai pas connu d’autres clubs en tant que joueur.

Surtout que tu n’as pas toujours été titulaire ?

Effectivement, j’avais des difficultés pour enchaîner les matchs sans me blesser, ce qui m’a empêché de réellement postuler pour une place de titulaire sur le long terme. Mais, en étant entouré de très bons joueurs, j’ai pu participer aux Coupes d’Europe, aux 2 titres de Champions de France, aux Sélections Espoirs…

Tu arrêtes ta carrière de joueur assez tôt à cause d’une blessure. Frustrant ? Penses-tu ne pas avoir pu exprimer tout ton potentiel durant ta carrière ?

Je n’ai pas accompli en tant que joueur, tout ce que j’aurais aimé accomplir dans le football. La blessure fait partie des aléas de la carrière d’un joueur professionnel. Mais je n’ai pas dit mon dernier mot, je suis entraîneur maintenant (rire).

Quand on est capitaine de l’Equipe de France Espoir, on est forcément un bon joueur de football ?

Ce qui est sûr, c’est que l’on n’est pas capitaine des Espoirs par hasard. J’avais des points forts dans le domaine physique et au niveau mental. Je compensais mes carences techniques par ma simplicité et mon intelligence sur le terrain.

As-tu cru intégrer l’équipe de France, à un moment de ta carrière ?

Non, j’étais lucide. J’étais incapable d’enchaîner les matchs et la régularité en club est une condition sine qua non pour intégrer l’Equipe de France.

Tu as connu plusieurs bons entraîneurs (Wenger, Domenech, Lemerre, Tigana, Puel …). Que retiens-tu de chacun et qui t’a marqué le plus ?

Arsène Wenger m’a lancé dans le monde professionnel, mais je regrette de ne l’avoir que peu côtoyé et observé.
J’ai trouvé Raymond Domenech très bon pour responsabiliser ses joueurs. Il est toujours de très bon conseil pour l’entraîneur que je suis.
Je n’ai été sous les ordres de Roger Lemerre qu’autour du festival Espoir de Toulon, j’ai apprécié ses rapports humains avec les joueurs.
Jean Tigana m’a montré comment maintenir tout un groupe professionnel sous pression, et souder ses joueurs pour atteindre un objectif collectif. Il m’est lui aussi aujourd’hui de bon conseil dans ma carrière.
Claude Puel est exemplaire de par son professionnalisme et m’a surpris de par sa capacité à évoluer durant sa carrière d’entraîneur.
Tous (sans oublier mes formateurs M Tournier, M Piétri) m’ont marqué dans un domaine. Je mettrai en avant mes premiers entraîneurs à l’ACL Mably, Idé Lourenço et Rachid Mountadir !

Qui sont les plus grands joueurs avec qui tu as joué ?

J’ai eu la chance de côtoyer beaucoup de très bons joueurs. La liste est longue mais je ressortirais Dan Petersen, le meilleur de tous… à l’entraînement !

Tu es double champions de France (1997 et 2000). Une fierté ?

Oui, ces 2 aventures et les Ligues des Champions qui ont suivi resteront de très bons souvenirs.

Après ta carrière de joueur, tu restes à Monaco pour entraîner au centre de formation. Une opportunité ou une envie d’entraîner ?

Une réelle envie d’entraîner (j’ai commencé mes diplômes en 1999) qui ne s’est pas présentée tout de suite. J’ai d’abord été recruteur-superviseur l’année où l’équipe atteint la finale de la Ligue Champions 2004 (j’ai observé tous les adversaires de cette aventure), puis coordinateur technique la saison suivante avant qu’un poste de formateur ne se libère.

Rappelons que tu possèdes le BEPF qui te permet d’entraîner des équipes professionnelles ?

J’ai mis 17 ans pour l’obtenir ! Je l’ai eu en 2016 après avoir commencé mon « Initiateur 2 » en 1999. Les délais entre « 2 étapes » sont longs mais nécessaires pour gagner en expérience. Je suis désormais armé au mieux pour ma carrière d’entraîneur.

Entraîneur adjoint à Arles-Avignon, une belle expérience ?

Non, cette expérience est partie d’une idée de partenariat mal préparée entre l’ASM et Arles-Avignon. Ces mois m’ont permis d’avoir un club pour passer mon BEPF, de découvrir cette belle ville d’Avignon, et de rencontrer quelques rares personnes professionnelles du milieu.

Tu as même été entraîneur principal au Sheriff Tiraspol (Moldavie). Ce fut court mais intense ? 

Là, ce fût une très belle expérience : tour préliminaire de Ligue des Champions, titre de Supercoupe de Moldavie, entraînements et conférences de presse en Anglais puis en Russe au bout de 4 mois. Vraiment très intéressant et enrichissant !

Que penses-tu de la Ligue 1 ?

Vague sujet ! C’est un grand championnat et ses acteurs doivent comprendre qu’il grandira avec la notion de spectacle, sur et en dehors du terrain !

Monaco est enfin redevenu champion de France. Tu as vibré pour ton club de cœur ? 

Oui, j’ai été ravi pour eux la saison dernière. 17 ans, cela commençait à faire long. D’autant qu’il y avait plusieurs joueurs que j’ai accompagnés lors de leur formation.

Est-ce que tu t’intéresses au Foot féminin ?

Peu. L’intensité est un facteur que j’affectionne particulièrement et que je retrouve peu dans le football féminin. Mais ce football progresse à grande vitesse.

Aujourd’hui, tu es consultant pour Canal +. Cela te plait vraiment ?

J’ai été merveilleusement accueilli par les équipes d’Infosport+ de Greg Nowak en début d’année 2017. Sport Weekend, le Journal du Foot, la Matinale… Aujourd’hui s’ajoute Canal+ Sport avec les équipes de David Barouh, le Late Football Club d’Eric Besnard et Gauthier Kuntzmann (superbe émission), le 19h30 de Karim Bennani. Ces émissions me permettent de garder un œil technique pointu sur l’analyse du football et m’offrent une visibilité importante pour trouver un nouveau poste d’entraîneur.

Ton avenir : Consultant ou Entraîneur ? 

Je souhaite vraiment exercé comme Entraîneur. Ce qui ne m’empêchera pas d’être consultant par intermittence.

Quel est ton plus grand souvenir de foot ? (Sur et en dehors du terrain) ? 

Le match de Ligue des Champions à Glasgow contre les Rangers en 2001, paradoxalement un match nul qui nous élimine de la compétition. Mais quelle ambiance, quelle intensité, quel plaisir !

As-tu une exclu pour moi ?

Je ne gagnerai pas le Grand Quizz de Noël du Late Football Club !

 

 

Pour définitivement bien te connaitre, « l’interview en un mot » : 

Ton artiste : Klimt
Ton film culte : Le cercle des poètes disparus
Ta chanteuse : Olivia Ruiz
Ton appli mobile : WhatsApp
Ta série TV : Bureau des Légendes (en ce moment)
Ton acteur(rice) : Jean Dujardin
Ton chanteur : Bruno Mars
Ton look de tous les jours : Jeans – Sweat et Sneakers colorées
Ton style vestimentaire pour les sorties : Jeans – Sweat et Sneakers colorées
Ta couleur préférée : Bleu
Foot manager ou FIFA : Scrabble

 

 

 

 

 

 

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