Anthony SCARAMOZZINO (Stade Lavallois), nous raconte son parcours « Je signe mon prêt à l’aéroport en dernière minute ! » Interview

Anthony SCARAMOZZINO, actuel joueur du Stade Lavallois (National), continue sa longue carrière en Mayenne après avoir découvert la France et l’Europe. Nous avons rencontré ce joueur passionné qui nous raconte son parcours avec envie, détermination et fierté.

 

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Qui es-tu Anthony SCARAMOZZINO ?

Je suis un joueur de football professionnel. Je joue au poste de latéral gauche au Stade Lavallois. 33 bougies au compteur, je suis marié et père de 2 enfants, Noémie 10 ans et Louka 7 ans.

Raconte-nous ta jeunesse footballistique à Nice ?

J’ai commencé à taper le ballon rond vers l’âge de 5 ans avec mon père. Puis à l’école et dans les jardins avec les copains. Simplement !

Pourquoi avoir choisi le football ?

J’ai choisi le foot naturellement. C’est un sport populaire et facile à jouer. Des copains, un ballon et 2 tee-shirts suffisent pour faire des cages, si ce n’est pas des arbres ou un banc.
J’ai essayé plusieurs sports en loisir comme le bowling, la pétanque, le hand, le volley mais pas en club.

Où as-tu joué en club avant d’intégrer l’OGC Nice ?

Mon premier club était l’USONAC (Union Sportif Ouvrier Nice Atletique Club) où j’ai intégré l’école de foot à l’âge de 6 ans. Puis j’ai rejoint le Cavigal de Nice vers l’âge de 7 ans avant de rejoindre l’OGC Nice à 13 ans.

Tu as joué 6 matchs de Ligue 1 avec Nice de 2003 à 2008. Un regret de ne pas t’être réellement imposé dans ton club formateur ?

Je n’ai aucun regret car toutes les décisions prises jusqu’à ce soir ont été les miennes. Cela m’a permis de grandir et d’apprendre de mes erreurs mais aussi de mes bonnes décisions.
Je me réjouis d’avoir pu signer mon premier contrat professionnel dans mon club formateur, dans ma ville et jouer au mythique Stade du Ray en Ligue 1 devant ma famille et amis. C’est déjà une grande réussite pour moi.

Après un prêt à Lorient (Ligue 2) et avant un autre à Cannes (National), tu débarques au Gillingham FC (Angleterre). Surprenant ! Raconte-nous cette aventure et comment as-tu débarqué là-bas ?

Mon prêt à Gillingham clôture un essai non concluant à Dundee United en Ecosse.
Un agent me dit que Gillingham FC est intéressé par mon profil. Donc sur le retour de Dundee, je m’arrête à Gillingham pour un essai cette fois-ci concluant. Je signe mon prêt à l’aéroport en dernière minute !

Ta carrière débute vraiment en 2008 avec deux belles saisons à Sedan en Ligue 2. Tu as pris « ton pied » ?

A cette période, j’arrive en fin de contrat avec Nice après de trois prêts consécutifs et un contrat élite de 5 ans. J’ai l’opportunité de signer un contrat de deux ans à Sedan. Du coup, je décide de rester en fin de contrat à Nice afin de pouvoir prendre mon envol vers Sedan, de prendre mon indépendance me permettant de lancer ma jeune carrière.
A Sedan, je me suis éclaté avec un super groupe. Aujourd’hui encore, je reste en contact avec la plupart des joueurs. J’ai beaucoup appris en tant que joueur et sur le métier de footballeur

Puis tu enchaînes par deux saisons à Châteauroux où tu enchaînes les belles performances. C’est bien aussi « la Berri » ?

Châteauroux a été la suite logique avec un coach que j’adore, Didier Tholot. Avec lui, j’ai beaucoup appris en tant qu’Homme également.
Là-bas aussi, il y avait un groupe exceptionnel où j’ai pu faire des rencontres que je n’oublierais jamais. Mon fils est d’ailleurs né à Châteauroux, pour vous dire qu’on s’y sent bien dans le Berry !

Comment prends-tu la direction de Chypre à l’Athletic Club Omonia de Nicosie ?

L’Omonia Nicosie, c’est une histoire de confiance envers deux joueurs avec lequel j’ai évolué en France, Bryan Bergougnoux à Châteauroux et Sofyane Cherfa a Sedan puis également à Châteauroux.

Les deux joueurs étaient déjà à l’Omonia depuis la saison précédente. Ils ont parlé de mon profil au coach, il a aimé et à la fin de ma 2ème saison à Châteauroux, je décide de les rejoindre. Cela grâce à une amitié fraternelle qui s’est créée entre nous !

Deux saisons et demie de passion et effervescence dans ce pays fou de football ?

Presque 3 saisons à l’Omonia Nicosie, un club, un pays et une culture foot que j’ai adoré ! Une de mes plus belles expériences dans le football. Le foot à Chypre est presque une religion. Le derby entre l’Omonia Nicosie et l’APOEL Nicosie est juste incroyable. Quelle belle expérience !

C’est comment la Ligue Europa que tu as découvert là-bas ?

Une des raisons de ma venue à Chypre était de découvrir l’Europa Ligue car en France évoluer en Ligue 1 était devenu impossible.
J’ai eu la chance de jouer au Maracana de l’Etoile Rouge de Belgrade, au Dynamo Moscou comme Mathieu Valbuena et d’autres pays, Roumanie et Macédoine entre autres.

En 2015, retour en Ligue 2 au RC Lens pour deux nouvelles saisons. Encore un club où la passion est bien présente ?

Le RC Lens était le seul challenge qui pouvait me faire revenir en France. Une opportunité qu’on ne peut refuser. Le Stade Bollaert, revêtir le maillot Sang et Or, jouer devant 35 000 spectateurs  en Ligue 2, voici de belles raisons de jouer au football et de vivre des émotions humaines extraordinaires.

Depuis la saison derrière tu joues en National au Stade Lavallois. La vie est plus tranquille en Mayenne pour bien finir ta carrière ?

 Il fait bon vivre en Mayenne avec ma famille ! On adore cette région paisible mais qui n’attend que quelques bons résultats du Stade Lavallois pour s’enflammer. A une époque, le club a joué la coupe d’Europe et la ferveur de cette ville est bien présente.

A 33 ans, qu’est-ce qui te motive encore ? Et combien de temps comptes-tu encore jouer ?

Ce qui me motive, c’est la compétition. Le challenge de faire revenir le Stade Lavallois en Ligue 2 me plait. Pouvoir transmettre mon expérience aux plus jeunes, comme ont su le faire Sammy Traoré, Cyril Rool, Pancho Abardonado, Lilian Laslandes et tous les anciens de l’OGC Nice avec moi, je veux transmettre la même chose. Je souhaite surtout laisser mon empreinte au stade Lavallois.
Je compte jouer le temps que mon corps me permettra d’être performant pour mon équipe.

Plus de 15 ans comme footballeur professionnel. Quelles sont tes fiertés et tes regrets ?

15 ans … ma plus grande fierté a été de jouer pour mon club formateur, l’OGC Nice et dans son fameux stade du Ray.
Je n’ai aucun regret. Ma famille, mes enfants et moi-même sommes fiers de ce que nous avons accompli car ils font tous partie de ma réussite. 15 ans comme joueur professionnel, ce n’est pas donné à tout le monde ! Et ce n’est pas fini…

Latéral Gauche (arrière gauche quand tu as débuté, LOL !), pourquoi ce poste ? Et quelles sont les qualités pour y réussir ?

Lors de ma formation, je suis défenseur central. Durant toutes catégories de jeunes et en équipe de France jeune, j’étais défenseur central.
C’est lors de ma première reprise avec les pros à Nice que l’entraîneur de l’époque, Gernot Rohr me dit que je suis trop petit pour jouer dans l’axe. Donc il me repositionne à gauche. Voilà comment j’ai débuté en tant que latéral ou arrière gauche.
Les qualités aujourd’hui pour réussir en tant que latéral est d’être un bon défenseur mais surtout un bon contre-attaquant en ayant une très bonne qualité de passe et de centre.

Quels conseils donnerais-tu aux jeunes footballeurs pour bien gérer leur carrière ?

Pour bien gérer sa carrière, il faut assumer ses choix. Cela permet de s’enlever l’idée : « je n’aurais pas dû » ou « si je ne l’avais pas écouté j’en serais pas là », etc…
Il faut également être bien entouré et avoir la tête sur les épaules. Le football demande à devenir un homme et avoir des responsabilités très jeunes. Ce n’est pas toujours facile à gérer.

 Que penses-tu faire après ta carrière ?

Mon après-carrière, je suis déjà en train de la préparer avec un diplôme, le DUGOS (Diplôme Universitaire de Gestion et Organisation Sportive) qui s’effectue sur deux ans par correspondance avec l’Université de Lyon.
Puis une fois que je ne serais plus en activité, je travaillerais pour obtenir mes diplômes d’entraîneur.

 Entraîneur, c’est possible ou ce n’est pas pour toi ?

Je ne pense pas qu’on s’improvise entraîneur comme cela. Voilà pourquoi je veux passer mes diplômes d’entraîneur afin de savoir si je suis réellement fait pour cela.
Joueur pro ne veut pas forcément dire entraîneur ! Je verrais donc plus tard si je peux m’éclater en tant qu’entraîneur ou pas.

Que penses-tu de la Ligue 1 d’aujourd’hui ?

La Ligue 1 redevient attractive. Notamment grâce au PSG, à Monaco, à Lyon et à Marseillais mais surtout le PSG.
C’est une bonne chose que les clubs comme Paris ou Monaco puissent attirer des stars internationales. La Ligue 1 bénéficie des répercutions de ces immense joueurs via les droits TV, les contrats de sponsoring, etc …

Suis-tu le Football Féminin ?

Je commence à le suivre car il se médiatise beaucoup plus qu’avant. Avant, j’entendais les exploits de l’Olympique Lyonnais mais aujourd’hui, les réseaux sociaux permettent aussi d’exposer beaucoup plus les joueuses et les équipes.
Ma fille s’est mise cette année au football donc je vais forcément suivre beaucoup plus le Foot Féminin.

Quel est ton plus grand souvenir de foot ?

Mon plus grand souvenir est simplement d’avoir joué avec mon père en bas de chez nous. C’est là que tout a commencé !

As-tu une exclu pour moi ?

Plutôt une anecdote, cela rappellera sûrement aux moins jeune comme moi, un changement de génération.
Lors de mon premier déplacement avec les pros à Nice, on dépose les malles et nos sacs aux intendants à l’enregistrement de l’aéroport.
Je fais comme tout le monde, je dépose le mien et décide d’aller chercher des journaux pour l’avion, comme les autres joueurs. Et là, je suis rappelé par 2-3 anciens qui me demandent où je vais. Je leur réponds que je vais au kiosque. Ils répliquent : « enregistre tous les sacs et malles de l’équipe et une fois terminé, tu pourras aller acheter tes journaux ». Voilà comment les anciens nous inculquaient le respect et nous faisaient comprendre la chance qu’on avait d’être avec les professionnels.
C’était un autre temps, les générations et mentalités évoluent.

 

 

Pour définitivement bien te connaitre, « l’interview en un mot » : 

Ton artiste : Richard Orlinski
Ton sportif : Paulo Maldini        
Ta sportive : Laure Bouleau
Ton film culte : L’enfer du dimanche
Ta chanteuse : Tracy Chapman
Ton chanteur : 2Pac
Ton appli mobile : Instragram
Ta série TV : Aucune
Ton acteur(rice) : Denzel Washington
Ton plat : Ravioli, Daube
Ton accessoire : Nintento Switch
Ton animal : Un chien, un petit Staffy surtout la mienne, Nala

Ton look de tous les jours : Sportwear
Ton style vestimentaire pour les sorties : Jeans et Chemine
Dans ton dressing : Des maillots de foot de mes copains
Ta couleur fétiche : Noir
Foot manager ou FIFA : FIFA

 

 

 

 

 

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